On a parlé de ces ruines à deux reprises, d'une part en étudiant les monuments préromans de haute époque,
puisqu'on pense que la date de construction de cette chapelle pourrait remonter à la fin du VIe s., et d'autre part en traitant
des églises appartenant au monastère bénédictin de San Venerio del Tino.
En 1231, Grégoire IX confirmait encore à San Venerio la possession de la chapelle San Quilico ( Capelam Sancti Quirici
) et en 1458 Callixte III ordonnait à l'évêque d'Aleria de conférer à Abramo de Belgodere l'église San
Quilico de Rustino, diocèse d'Accia, unie aux églises de Belgodere, de là, pendant les années suivantes, les
protestations du recteur des églises paroissiales Sant'Hilario et San Quilico di Milestro ( nom d'un hameau disparu ) et de
l'évêque d'Accia. Dans un acte de 1490 ( n° CLXXVI ) passé dans l'église, celle-ci est ainsi désignée;
Sancto Quilico di la monte di Consolertia ( ou Conzolerssa ) di Rostino, nom que l'on n'a pas relevé ailleurs.
En 1646, Mgr Marliani disait que le titulaire du bénéfice de San Quilico payait 70 livres aux Olivetains de Porto Venere.
Il faut environ 15 minutes de marche pour se rendre à ces ruines, situées au dessus du village de Bisinchi. Sur l'ancien plan
cadastral de Bisinchi en 1877, le lieu dit San Quilico est porté comme étant le territoire dévasté par le terrible
glissement de terrain du 30 mars 1875.
La chapelle San Quilico de Bisinchi est abandonnée et à ciel ouvert et est située au flanc d'une pente à quinze
minutes de marche au-dessus du village de Bisinchi, piève de Rostino, diocèse d'accia; on pouvait se rendre jadis par les
sentiers muletiers de cette église à San Petruculo d'Accia en une heure de marche environ.
C'est une chapelle extrèmement modeste à nef unique terminée par une abside semi-circulaire orientée à l'Est. Ses
murs subsistent encore presque jusqu'à la hauteur de leur élévation originelle, et comportent un petit appareil en pierre
éclatée avec trous de charpente apparents; il n'y a pas de fenêtre sauf une minuscule meurtriére dans le mur Sud tout
près de l'angle S-E; la porte occidentale est surmontée d'un linteau triangulaire monolithique, et l'arc triomphal, presque
effondré, était composé de gros claveaux de tuffeau.
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